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Rédiger un avenant
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Comment rédiger un avenant qui se signe sans négociation

Un avenant refusé est presque toujours un avenant mal écrit : trop long, trop vague sur l'effet, ou envoyé trop tard. Voici les six lignes qui suffisent.

Article 1

Un avenant est un mini-devis, pas un courrier

L'erreur la plus commune est d'écrire un long message d'explication où le prix apparaît au milieu d'un paragraphe. Le client doit chercher l'information, donc il repousse la décision, donc vous attendez.

Un avenant se lit en trente secondes et se signe dans la même minute. Six lignes, dans cet ordre, et rien d'autre.

  • Objet
    Ce qui est ajouté, en une phrase, dans les mots du client.
  • Origine
    La demande d'où cela vient, datée. Elle rappelle que ce n'est pas votre initiative.
  • Charge
    Le découpage en postes et en jours, comme dans le devis initial.
  • Montant
    Jours multipliés par le taux journalier, en euros hors taxes.
  • Effet sur le planning
    Le jalon décalé, ou la mention explicite qu'aucun jalon ne bouge.
  • Validité
    La date après laquelle l'avenant doit être rechiffré, et le fait que les travaux ne reprennent qu'après signature.
Article 2

La ligne que tout le monde oublie : l'effet sur le planning

Un client accepte un montant beaucoup plus facilement qu'un retard non annoncé. Si l'ajout décale une livraison, dites-le dans l'avenant, pas trois semaines plus tard. Si rien ne bouge, dites-le aussi : c'est un argument de vente, et c'est gratuit.

Formule

Effet sur le planning : le jalon [nom] est décalé de [nombre] jours ouvrés, de [date] à [date]. Les autres jalons sont inchangés. Cet effet est calculé pour une signature reçue avant le [date] ; passé cette date, le décalage est recalculé.

Article 3

Chiffrer un petit ajout sans se saborder

Les petites demandes sont les plus dangereuses, parce qu'une demi-journée annoncée est rarement une demi-journée réelle une fois comptés la reprise du contexte, le test et la mise en production.

  • 01Ne descendez pas sous une demi-journée facturée, quel que soit le travail : le coût de remise en contexte est réel.
  • 02Comptez le test et la mise en production dans l'avenant, pas seulement la construction.
  • 03Groupez les micro-demandes en un seul avenant quand elles arrivent la même semaine : un avenant de trois lignes se signe mieux que trois avenants d'une ligne.
  • 04N'offrez jamais un ajout pour compenser un retard qui n'est pas de votre fait. Vous fabriquez un précédent qui vous suivra jusqu'à la fin de la mission.
Article 4

Les trois raisons réelles d'un refus

  • « C'est cher pour ce que c'est. »
    Le découpage en jours n'était pas visible. Un montant seul se compare à une intuition ; un découpage se discute poste par poste.
  • « On verra plus tard. »
    Aucune date de validité, donc aucune raison de décider aujourd'hui. Une validité datée n'est pas une pression, c'est une information.
  • « Je croyais que c'était inclus. »
    L'exclusion d'origine n'a pas été citée littéralement, ou n'existait pas. C'est le SOW qu'il faut corriger, pour la mission suivante.
Article 5

Sur votre mission, gratuitement

Cette méthode appliquée au brief que vous avez sous les yeux.

Collez le message de votre client. Vous obtenez son diagnostic, la charge, la fourchette à votre taux journalier, et les demandes que ce client précis fera, chacune avec la clause qui l'exclut par avance. Sans compte à créer.

Article 6

Les autres méthodes